mercredi 25 novembre 2009

Histoire de Brianny

Le 24 mars 1673 , le seigneur du lieu entame une procédure devant le bailliage d'Auxois, contre plusieurs habitants de Brianny qui avaient refusé de payer la tierce en 1672 et 1673.

Selon Clément JANIN, les habitants de Brianny étaient surnommés les "savatiés", pauvres plutôt que savetiers, les "bigots", les hypocrites, "lé sorciés de lai Métiole", les sorciers de la Martolle du nom de la métairie démolie vers 1781. D'après la tradition le sabbat se tenait au champ de Fâ, champ des Fées.

Il existait une donne en pain le 09 février.

Brianny est une ancienne dépendance de Montigny-sur-Armançon jusqu'en 1792 (le moulin Bordot, la métairie de la Martole, (en 1377), orthographiée ensuite la Martolle, les fontaines Beugnon et de la Menouseuille.)avant de devenir une commune.
A Brianny, sur le registre portant la création de la première municipalité du village en date du 14 février 1790, on y lit la liste des "citoyens actifs" qui ont voté cette première municipalité.
"Registre de délibération du conseil municipal de Brianny : le 14 février 1790, au village de Brianny environ les 11 heures du matin, au lieu ordinaire ou se tiennent les assemblées à l'effet de constituer la municipalité dudit Brianny conformément aux lettres patentes du Roy suivant le décret de l'assemblée Nationale donné à Paris au mois de décembre 1789, les citoyens actifs qui sont au nombre de 36 sont:
Martin LEMOINE père, Martin LEMOINE, Jean BORDOT, Martin GUILLEMIN LAINE, Claude REGNIER, Sébastien CORREE, Claude OUDIN, Pierre BRETON, Hubert MACAIRE, Pierre CAILLIOT, Nicolas LACHAUME, Martin GUILLEMIN le jeune, Jacques BORDOT, Jean MATRY père, Claude GUENIFAIT, Jean MATRY Lle jeune, Martin LEMOINE le jeune, Martin DUSSAUCE, Jean-Philippe ROUGET, François MACAIRE, Philippe BORDOT, Claude BORDOT, Joseph PEUTAT, Philippe GUILLEMIN.


Liste des Maires de la révolution à nos jours
1790 - 1796 Martin Guillemin 1796 - 1826 J.B. Lemoine 1830 - 1869 J.B. Maugras 1857 - 1860 Gauthier 1870 - 1875 Martinien Bordot 1875 -1882 Martin Mercier 1882 - 1893 J.B. Maugras 1893 - 1911 Martin Bordot 1911 - 1912 Gustave Bordot 1912 - 1922 Gustave Bordot 1923 - 1933 J.B. Reicher Louis Fernand René Sommet Pierre Dorotte Roger Lemoine Pierre Dorotte 1995 - en cours Alain Delaye
En 1675, Le bourrelier Joan BORDOT
En 1679, Tisserand Philibert GARNIER De 1679 à 1681, Tisserand Claude GARNIER
En 1696, Le couvreur de paille Pierre COLIN
De 1710 à 1720, Le maréchal-ferrant Claude LOQUIN
En 1716, Le boucher Jean RATELOT
En 1721, Le cordonnier Dominique CHARBONNEAU En 1735, Le cordier Claude OUDIN
En 1744, Tisserand Claude LECOEUR
En 1751, Le cordonnier Jacques VADOT
En 1760, Tisserand Jean VITAT
De 1767 à 1786, Macon Pierre PINCON
En 1774 et 1775, L'huillier Claude FERRI et Claude LAURIER
En 1777, Le couvreur de paille Toussaint CHAVIS
De 1778 à 1779, Le maréchal-ferrant Jean FRAISIER
De 1782 à 1791 Tixier de toile Pierre GIRARD
En 1783, Aubergiste Jean CLERC
De 1787 à 1792, Le maréchal-ferrant Claude REGNIER
En 1794, Maçon Hubert BELIN
En 1795, Maçon Jean Renobert BLAIN
De 1796 à 1800 L'huillier Antoine LORIER
De 1798 à 1832, Maçon Claude LECOEUR
En 1816 Le tisserand Claude VOILLIOT
De 1828 à 1831 L'huillier Jean-Baptiste LAURIER
En 1829, Maçon Jean-Baptiste MERCIER
En 1829, Le cordonnier Jean-Baptiste GAUMARD
1829 à 1849, Cabartier Edmé BORDOT
De 1834 à 1849, Le maréchal-ferrant Claude GAUTHIER
De 1835 à 1842, Aubergiste Louis RUELLE
De 1836 à 1839 et de 1843 à 1848, Maçon Pierre LECOEUR
De 1836 à 1838, Maçon Pierre MERCIER
En 1841, Maçon Martin MERCIER
En 1842 Le bonnetier Eugene BERGER
De 1850 à 1870, Maçon Pierre-Martin MARTIN
En 1853, Maçon François BOURDILLAT
De 1859 à 1862, Garde Jean-Baptiste GAUMARD
De 1859 à 1865, Charon Antoine VILLARMET
En 1862, Le maréchal-ferrant Pierre GAUTHIER
En 1863, Aubergiste François MACAIRE
En 1870 Le vigneron Pierre GUILLEMIN
En 1879 L'huillier Pierre GUILLEMIN
En 1854, la commune comptant un grand nombre de pauvres manouvriers, on crée des ateliers de charité. Ainsi peut-on lire dans un compte-rendu, "qu'en 1868, le conseil municipal délibère et décide de prendre cent francs sur les fonds de la caisse pour créer de nouveaux ateliers de charité consistant en terrassements et cassage de pierres, sur le chemin vicinal de Brianny à Braux, compte tenu qu'il y a beaucoup d'ouvriers qui manquent de travail en ce moment ou les vivres sont chers et que les chemins vicinaux sont encore loin d'être en état d'entretien et que les revenus communaux ne permettent pas de faire face à ces dépenses nécessaires pour leur confection"
11 juin 1843, réunion du conseil municipal de Brianny, pour le projet de construction d'une maison d'école dans le village. Ce projet comprend l'école pour les deux sexes, une salle pour la mairie, un cabinet ou grand placard pour le dépôt des archives, un logement convenable pour l'instituteur et au moins deux chambres à four. Le conseil affecte à cette dépense tous les fonds disponibles en caisse. Pour le lieu, le conseil propose le haut du grand pâtis, situé au centre des deux groupes d'habitations formant le village de Brianny et suggère comme architecte, Mr. Convert-Lemoine de Braux. Plans et devis sont proposés le 01 octobre 1843. La dépense nette pour la maison d'école sera de 12.275,59 francs.
Le 09 février 1845, le projet de la maison d'école revient au conseil municipal. Celle-ci verra enfin le jour le 09 aout 1850, le conseil décide d'acheter du mobilier, un atlas et quelques livres de lecture.
En 1848 à Brianny, pour apprendre l'alphabet, il en coûtait 30 centimes, la lecture et l'écriture 45 centimes, et ceux qui lisaient, écrivaient et chiffraient payaient 75 centimes.
En 1849, Joachim CLERC Marchand de moutons
En 1851, le traitement de l'instituteur M, Charles BERTHAT qui était auparavant de 80 francs est porté à deux cents francs annuels. A l'époque 38 élèves fréquentent l'établissement.
En 1852/1853 42 élèves
En 1854, Charles GAUVENET est négociant en vaches
23 avril 1863 nomination de M. Jean MACAIRE comme garde champêtre et agent de Police.
En 1866/1867, on envisage la construction d'une passerelle en pierre pour le passage à pied de l'Armançon, sur le chemin vicinal de Brianny à Braux.
En 1878 l'instituteur est Mr. DANJEAN et le directeur Mr. Berthat
En 1879, sont instituteurs Jean-Baptiste Félix BERTHAT et Louis Emile Raillard. Il y a 27 élèves payants et 11 élèves gratuits.
1880/1881 Louis Emile RAILLARD instituteur
1882/1885 , Simon JUDES, Félix MIOT et Emile RAILLARD instituteurs
1885 /1890 , Jean-Baptiste BLANDIN, qui aura quelques déboires avec les habitants et la municipalité en place. Dans une correspondance de l'inspecteur de Primaire de Semur à Mr l'inspecteur d'académie de Dijon, il est fait relation des évènements qui se sont déroulés pendant plusieurs mois à l'école de Brianny sous référence «Emblèmes Religieux". Lors du départ de l'instituteur, le maire et un adjoint ont demandé à celui-ci, où se trouvait le Christ qui était auparavant accroché dans la salle de classe. Ce Christ avait été enlevé mais jamais remis en place. Ce que fit le maire en disant: «je me fais honneur et gloire de replacer le Christ". Une altercation s'en suivit et l'on échangea quelques mots vifs et mêmes de légères bousculades...
L'inspecteur s'est donc rendu sur les lieux et le maire s'est engager à enlever le Christ pendant les vacances de Pâques, à l'occasion d'un blanchissage de la classe. Comme on le verra plus loin. Il y a à ce moment là, 11 garçons et 8 filles qui vont à l'école de Brianny
Mais voila que la presse s'en mêle et le journal "l'Auxois et Morvan", prend à partie le pauvre inspecteur, le mettant en demeure de faire retirer ce Christ dans les huit jours et non d'attendre les prochaines vacances!
Bien marri, celui-ci prend conseil auprès des autorités et relate les faits dans une lettre du 26 janvier 1883, pensant à juste titre, que ce n'était pas à la presse de régler un tel problème. Pâques approchent, (le Christ est toujours dans la classe) et le maire vient de lui adresser une missive, le prévenant que le conseil municipal, à l'unanimité, s'oppose à l'enlèvement de l'emblème religieux.
"Il serait bien malheureux si la commune de Brianny marchait d'après les ordres de deux exaltés qu'elle possède et qui sont poussés par le comité Radical-Socialiste de Précy-sous-Thil. En conséquence je vous prie Monsieur l'inspecteur, de vouloir bien donner satisfaction à une commune qui est bien disposée à marcher selon les idées du jour, et ne faire aucune attention aux braillards qui se servent de la feuille imprimée par le maire de Semur en Auxois... Le pays tout entier verrait avec un très grand déplaisir employer les moyens de rigueur".
Le maire se retranchant derrière la population représentée par le conseil municipal, mr l'inspecteur est bien ennuyé de la tournure que prennent les évènements. " je suggère donc de donner ordre au maire de retirer ce Christ de l'école"
Sur les instructions de l'inspecteur de Dijon, il se rend à Brianny le 29 mars 1863 et "après avoir inspecté l'école et congédié les élèves, j'ai fait enlever le Christ qui a été placé par l'instituteur dans la bibliothèque de l'époque où il restera jusqu'à nouvel ordre. L'instituteur doti me tenir au courant de l'impression qui se manifestera parmi la population. Il ne doit s'en dessaisir sous aucun prétexte. Cet enlèvement s'est fait sans aucun bruit, personne ne s'en est aperçu sur l'heure. On a pris la précaution même de changer la disposition du matériel d'enseignement pour dérouter d'avantage les yeux des élèves.
en janvier 1890, la classe est fermée pour cause de fièvre influenza du 12 au 24 en 1892 arrivée de Charles BIERRY.
En juillet 1904, forte épidémie de rougeole réduit l'effectif
1911/1912 , Mr. MARLIEN instituteur
1913 , Mr. JULIEN instituteur
Pendant la période de 1911/1913, sont marqués les raisons des absences des enfants: occupés à la maison, occupés par les parents, loué comme domestique, etc...
1913/1920 , Mr. Paul LAVAUX instituteur
de 1915/1917 , beaucoup d'enfants sont absents, occupés aux travaux des champs.
1919/1932 , Mr. VAUTELOT instituteur
1926, au mois de mai une violente tempête de neige, casant de nombreuses absences
1933/1935 , Mr. PILLON instituteur
1935/1939, Mme GALLOIS institutrice avec 38 élèves de cette année là, fermeture de l'école de Brianny.
Electrification et alimentation en eau potable à domicile en 1957.
LA CHAPELLE DE BRIANNY
C'est un modeste bâtiment rectangulaire avec des petites baies en arc cintré. Cet édifice se divise en deux parties, un vestibule coiffé d'un clocheton carré couvert de tavaillons et l'église proprement dite.
Dédiée à Ste Appoline, cette vierge martyre vécut en Egypte. Un jour, la foule après lui avoir arraché les dents et la mâchoire, la menaça de la bruler vive, si elle refusait de prononcer "les formules de l'impiété". Elle se jeta d'elle même dans le feu et on l'invoque pour les maux de dents. La chapelle conserve un morceau de bâton de procession représentant cette sainte, (J.F Lestre en parle en 16ment), suvbissant le martyre entre deux barreaux, datant de 1616 et une armoire de style Louis XIV;
Mais le vestige le plus intéressant de cette petite chapelle est sans conteste sa danse macabre, la seule de la Côte d'Or.

LA DANSE MACABRE













































































































CALVAIRE DE BRIANNY

Se trouvent deux croix du XVème siècle. Sur la plus grande une Madeleine accolée regarde le Christ. Dans le mur d'une propriété, on voit une statue de pierre de la fin du XVème siècle, représentant St-Antoine ermite avec ses cochons
Sur la route menant à Montigny, une croix porte cette inscription:
Ocrux ave spes
A la mémoire de la famille Lemoine-Rignault
de Brianny
25 mars 1881


Le 29 septembre 1795, décès de Jean MOREAU, fusilier, à l'hôpital de Besançon.
Le 23 mai 1808, décès de Martin MATRY, fusilier dans la 4ème compagnie du 4ème bataillon de la 1ère légion de réserve, à l'hôpital d'Armentières.
Le 7 novembre 1811, décès de Nicolas Martry agé de 20 ans, des suites d'une pulmonie, au 4ème régiment d'infanterie de ligne, 4ème compagnie d'Albertville.
Le 21 mars 1824, décès de Jean LECOEUR agé de 25 ans, à l'hôpital militaire de Strasbourg, ex militaire de l'atelier des condamnés au boulet.
Le 14 janvier 1856, décès de Joseph GUERIN, fusilier à la 3ème compagnie du 3ème bataillon du 14ème régiment d'infanterie de ligne, par suite de dysenterie, à l'hôpital Impérial de la Garde, camp de Sébastopol, armée d'Orient.
Liste des hommes recensés pour faire partie de la Garde Nationale en 1868 :
- Philippe GAIRIN sergent
- Edmé BORDOT sergent
- Jean Martin DUSSAUCE sergent
- Nicolas MACAIRE sergent
- Martin MACAIRE gardes nationnaux
- Martinien MACAIRE gardes nationnaux
- René GAUMARD gardes nationnaux
- Jean BORDOT gardes nationnaux
- Jacques CHARBONNEAU gardes nationnaux
- Jean Baptiste GAUMARD caporaux
- Martin MACAIRE caporaux
- Pierre MERCIER caporaux
- Jean OUDIN caporaux

D'après NICOLE BOURGEOIS-PUCHOT auteur du livre
UN VILLAGE DE L'AUXOIS MONTIGNY-SUR-ARMANCON ET SES ANCIENNES DEPENDANCES BRIANNY-ROILLY


Monument aux morts
Période 1914 - 1918
Adrien CHARBONNEAU
Marcel CHARBONNEAU
Eugene DESPLANTES-LALIGANT
Barthélemy GAUTHERIN
Lucien GRENOT
Henri MACAIRE
René MARLIEN
André MOLLIER-BILLET
Emile POMPON
Téophile ROUGEARD
Eugène ROY

Informations concernant la classification en France de la commune de Brianny.
Le code postal 21390 de BriannyLe code Insee 21108 de la commune de Brianny est élaboré par
(Insee). Ce code 21108 permet de classifier la ville de Brianny, pour réaliser et analyser les données statistiques sur la population, les collectivités, et entreprises dans le village de Brianny.

Les données en chiffres de la mairie de : Brianny
Les résultats affichés pour la ville de Brianny date de la collecte de 2005 La population était de : 100 personnes avec 56% d'hommes et 44% de femmesLe nombre de célibataire était de 30,3% dans la populationLes couples mariés représententaient 61,8% de la populationDans la commune de Brianny les divorcés représentaient 1,3% Le nombre de veufs étaient de 6,6% à Brianny La population de la ville de Brianny en 1999 :Il y avait : 100 personnes avec 52% d'hommes et 48% de femmes
Les données économiques du village de Brianny
Le taux de chomage en 2005 était de 13% et en 1999 il était de 17,9%Les retraités et les pré-retraités représentaient 17% de la population en 2005 et 23% en 1999Le taux d'activité était de 74,2% en 2005 et de 68,4 en 1999

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